Coup de projecteur sur " Les Transboréales "

Il y a quelques semaines, le documentaire « Festival transboréales, le sens du chemin », de la réalisatrice Anne Dorr, a été diffusé à la Sacem de Neuilly-sur-Seine. Nous profitons de cette belle occasion pour aller à la rencontre de la fondatrice de ce festival culturel hors normes Alexandra HERNANDEZ, Ambassadrice FIER SPM, afin d’en savoir plus sur l’origine de cet évènement ainsi que sur les artistes attendus durant l’édition 2020.

FIER SPM : Alexandra, la 3ème édition du festival Les Transboréales se déroulera à Saint-Pierre-et-Miquelon du 20 juillet au 1er août prochain. Pouvez-vous nous expliquer l’origine de la création de ce festival ?

Alexandra HERNANDEZ : L’aventure a commencé à l’occasion des Célébrations 2016 (NDLR : anniversaire de la rétrocession des îles à la France). Les organisateurs m’avaient laissé carte blanche pour réfléchir à des animations, j’avais alors créé des balades musicales : l’idée consistait à emmener les artistes en extérieur, en pleine nature. Le public étant au rendez-vous, j’ai recommencé l’opération en 2017.

Le concept étant apprécié autant par les habitants que par les touristes, j’ai eu envie de passer à la vitesse supérieure avec des artistes extérieurs à l’Archipel issus de milieux divers. L’idée était de mettre l’accent sur la rencontre entre la France et le Canada, un festival qui nous amènerait à réfléchir à notre propre identité et qui tiendrait lieu et place à Saint-Pierre-et-Miquelon : la France en Amérique du Nord.

Aujourd’hui c’est l’Archipel qui brille à travers le festival, il devient petit à petit un rendez-vous incontournable dans le milieu de la francophonie, et tout ça a pu se réaliser grâce à une poignée de bénévoles locaux.

 

FIER SPM : Vous investissez des lieux qui n’ont a priori pas vocation à accueillir des artistes, notamment l’église de l’île aux marins, la chapelle Sainte-Bernadette, la plage de Savoyard… comment ont été accueillies ces nouveautés par les propriétaires des lieux mais aussi par le public ?

AH : Les premiers à avoir mis à disposition des lieux sont la Collectivité territoriale, l’Etat, la Mairie… nous avons senti un réel enthousiasme des institutions à l’idée que le patrimoine et la biodiversité locale puissent être valorisés et mis à la disposition de ses habitants d’une façon plutôt atypique.

Il y a ensuite eu les lieux de culte, les associations culturelles, les particuliers également qui nous ont accueillis, heureux que le public puisse s’approprier les lieux. Et puis des sites en extérieur comme l’anse à Henry avec l’ambition de valoriser et évidemment respecter la nature.

Le festival a rapidement trouvé son public, les habitants ont pu découvrir des lieux où ils n’étaient jamais allés, dans une forge ou un lieu historique… les touristes ont apprécié ces rencontres culturelles et ont vu nos îles d’un œil différent.

Chaque lieu contribue à la magie du moment, l’artiste le met en exergue, les deux sont indissociables dans un festival comme « Les Transboréales ». Je programme les artistes en fonction des lieux et c’est là toute l’essence du festival : révéler la poésie d’un lieu où des gens vivent et travaillent, des lieux chargés d’histoire, tout cela à travers un art.

 

FIER SPM : L’édition 2020 se tiendra à Saint-Pierre, Miquelon, Langlade et l’île aux marins du 20 juillet au 1er août. Sans dévoiler le programme, pouvez-vous nous indiquer quelques noms d’artistes qui ont confirmé leur participation ?

AH : Sans tout dévoiler du programme que nous présenterons en mars, je peux d’ores et déjà vous indiquer que l’ouverture sera assurée par Florent VOLLANT, auteur-compositeur-interprète Innu du Canada, un des deux chanteurs du groupe Kashtin. Leur répertoire est très doux et fort à la fois.

Même si rien n’est encore signé, certains artistes ont confirmé leur souhait d’être présents : David GOUDREAULT du Québec ; Tété, André MAINVIELLE… pour la musique. On essaie cependant de s’ouvrir à d’autres arts plus contemporains : la danse, le cirque…

Nous aimerions que les artistes pratiquent sur le territoire ce qu’on appelle le In situ, c’est-à-dire qu’ils s’inspirent du territoire pour révéler une œuvre.

Il y aura bien évidemment des artistes locaux : Stéphanie BOWRING pour un hommage à Aretha FRANKLIN, nous accueillerons également Henri LAFFITTE et Clément DETCHEVERRY, un jeune pianiste de 17 ans qui proposera un concert au lever du jour sur une scène flottante.

 

FIER SPM : Investirez-vous des lieux nouveaux ?

AH : Oui ! Nous avons plein de nouvelles idées avec des lieux complètement atypiques. Nous proposerons par exemple le concert de James FOREST sur une île déserte, mais il faudra attendre le dévoilement du programme en mars afin de découvrir de quelle île il s’agit.

 

FIER SPM :  En votre qualité d’artiste-musicienne, vous vous produirez en Normandie les 14 et 15 août prochains à l’occasion de « la semaine acadienne », un festival que vous connaissez bien car vous vous y êtes déjà produite en 2014. Quel répertoire allez-vous proposer au public ? Avez-vous d’autres dates prévues durant l’été ?

AH : J’ai en effet prévu présenter un spectacle contrebasse-voix en acoustique durant mes prestations estivales, les concerts se dérouleront dans des lieux qui s’y prêtent et notamment dans des petites chapelles, c’est plus intimiste et adapté au nouveau répertoire sur lequel je travaille.

Je me produirai donc à l’occasion de la semaine acadienne et ensuite direction la Bretagne et l’île de Groix puis quelques dates supplémentaires durant le mois d’août.

 

Pour en savoir plus : https://www.lestransboreales.com/accueil

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